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RANDONNEES BOTANIQUES

Les Pyrénées,
de la montagne à l'homme

Il y a de cela bien longtemps, Pyrène, tomba amoureuse de Héraclès. Bebrix, son père, devint fou de rage la pourchassa et embrasa la forêt où elle s’était réfugiée. Héraclès défia les flammes pour la sauver. Hélas, il était trop tard, la belle agonisait. En guise de sépulcre, Héraclès (Hercule chez les Romains) dressa deux gigantesques rochers. Ainsi naquirent les Pyrénées …
Bien des siècles plus tard, une version plus réaliste, mais moins poétique que celle de la mythologie grecque, vit le jour…

La chaîne franco-espagnole des Pyrénées est comprise entre le Bassin d’Aquitaine au nord, et le Bassin de l’Ebre au sud. Elle s’étend de l’Atlantique (Golfe de Gascogne) à la Méditerranée (Golfe du Lion) sur 430 km. Mais c’est sur plus de 900 km, de la Basse Provence aux Montagnes Cantabriques, que se développe l’édifice pyrénéen, au sens géologique du terme.

Les Pyrénées, telles que nous les connaissons aujourd’hui, résultent de la succession de deux phases géologiques majeures. Il y a environ 300 millions d’années, à la fin de l’ère primaire, apparaît une première chaîne de montagnes contemporaine des massifs Central et Armoricain : c’est la tectonique de la phase hercynienne. Ensuite cette chaîne s’est lentement érodée et l’océan la recouvre de nouveau à l’ère secondaire. Il y a environ 50 millions d’années, durant l’ère tertiaire, la plaque ibérique, repoussée au nord par l’Afrique, vient percuter la plaque eurasienne. L’affrontement de ces deux plaques crée une nouvelle chaîne de montagnes. C’est la tectonique de la phase alpine, contemporaine de la formation des Alpes, de l’Himalaya ou des Montagnes rocheuses, qui se poursuit encore de nos jours.
Plus près de nous, au cours de l’ère quaternaire, d’importants refroidissements climatiques ont permis la formation de très gros glaciers. Guidées par les structures géologiques existantes, ces langues glaciaires dévalent les pentes depuis les hautes crêtes jusqu’à la plaine. C’est ainsi qu’ont été individualisés pics et arêtes, et creusés cirques, gorges, canyons et vallées suspendues… Durant les 10 derniers milliers d’années, les glaciers ont considérablement reculé, laissant derrière eux d’importantes moraines sur le piedmont et une kyrielle de lacs en montagne.
Aujourd’hui les glaciers pyrénéens n’existent plus guère qu’à l’état de reliques. Aussi, la fracturation des roches par l’alternance gel-dégel et la dissolution des calcaires par l’eau de pluie représentent les principaux agents de l’érosion actuelle.

Les climats pyrénéens sont variés et complexes. Ils résultent principalement de la latitude (frange méridionale de la zone tempérée), de la situation géographique (influences atlantique, continentale ou méditerranéenne), de l’effet de barrière (opposition entre versants sud et nord) et bien sûr de l’altitude. De plus, les reliefs locaux et l’orientation des vallées donnent naissance à une multitude de micro-climats.

La répartition climatique conditionne sensiblement la présence et la nature de la végétation.
Dans la partie nord occidentale des Pyrénées, l’étage collinéen (500-900m) est le domaine des chênaies avec châtaigniers. Il est surmonté par les hêtraies-sapinières de l’étage montagnard (900-1800m).

Plus haut, au niveau de l’étage subalpin (1800-2400m), des peuplements de pins à crochets laissent progressivement la place aux landes (rhododendron ou genévrier) puis aux pelouses de graminées.

Au delà, c’est l’étage alpin et le domaine du minéral et de la neige. Seules quelques plantes, au cycle de reproduction très rapide, peuvent résister aux conditions climatiques extrêmes qui sévissent à ces altitudes.
Les parties méridionales et orientales de la chaîne sont peuplées de chênes verts ou pubescents jusque vers 800-1000m d’altitude, et souvent d’une végétation buissonnante au-dessus de laquelle se retrouvent des hêtraies et surtout des pinèdes.

La flore des Pyrénées est riche de plus de 3500 espèces dont près de 120 endémiques (qui n’existent que là) et bien plus si l’on élargit la zone aux Monts Cantabriques. Parmi les fleurs endémiques les plus emblématiques, citons la Ramonde des Pyrénées, vestige de l’ère tertiaire, la Saxifrage des Pyrénées et sa longue hampe chargée de mille fleurs blanches, ou l’incomparable Iris des Pyrénées aux couleurs si intenses….

Plus rare, l’endémisme pyrénéen existe aussi dans le monde animal : l’Euprocte, un amphibien proche de la Salamandre, le Desman, appelé aussi Rat trompette, ou le Carabe des Pyrénées sont à ce sujet les espèces les plus significatives. Mais la faune pyrénéenne est extraordinairement variée, tant la montagne a toujours servi de refuge pour les animaux chassés des plaines par l’homme.

Parmi les animaux les plus prestigieux des Pyrénées, citons notamment le Gypaète barbu ou Vautour casseur d’os, les très discrets Lagopède et Grand Tétras, l’Isard ou Chamois des Pyrénées, le Loup présent en Espagne et qui semble faire parfois des incursions dans le Pays Basque, le Lynx quoiqu’il existe un doute et bien sûr l’Ours brun, vaste sujet à polémique!

Les hommes, quant à eux, sont présents sur le piedmont dès le Paléolithique comme en témoignent les nombreux sites archéologiques qui jalonnent la chaîne (Mas d’Azil, Tautavel, Gargas, etc.…). Profitant du recul des glaciers, ils ont progressivement colonisé les vallées pyrénéennes pour s’organiser, dès le Moyen Age, en unités politiques qui rassemblaient les villages en vue de l’utilisation collective des ressources naturelles : pacages, forêts, eaux, minerais… Les vallées vivaient alors en quasi-autarcie et la principale activité économique résidait dans le pastoralisme. Les siècles suivants virent apparaître ou se développer d’autres secteurs tels l’agriculture, l’exploitation forestière et minière, le thermalisme, l’industrie (essentiellement cantonnée sur le piedmont) et enfin les tourismes d’hiver et d’été.

Comme vous pouvez le deviner, présenter les Pyrénées en quelques lignes relève de la gageure tant ses visages sont multiples. Nous espérons cependant que cette introduction éveillera votre curiosité et votre désir de mieux faire connaissance et de « vivre », le temps d’une randonnée, ce haut lieu de la nature et de l’histoire.

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